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  • Luniverselle

Christine : la douceur du vent sur la peau de mon crâne...

"J'ai vécu plus d'un an sans cheveux (aprés cancer) et je dois avouer que j'ai aimé cette période où j'étais en phase encore plus avec moi même. Je me trouvais magnifique, j'ai aimé cette douceur qui s'alliait à ce visage dénué d'artifice...

J'ai gardé des photos et je me rappelle de la douceur du vent sur la peau de mon crane en contact direct avec mes pensées...

Je dégageais tranquillité, sérénité... il m'arrive parfois de vouloir me retondre pour le retrouver... ah si ce n'était le regard des autres, de compassion alors là même que j'ai aimé pour la première fois à 51 ans mon visage dans la glace ; vous me tentez pour ce défilé... qui sait..."

Christine


Message recueilli le 25 janvier 2013


"(...) Si je peux aider d'autres personnes pendant cette période... Mon fils aîné avait alors 24 ans et le dermato venait de lui annoncer qu'il serait chauve bientôt... c'était très douloureux aussi j'ai voulu l'aider aussi en assumant cette "chauvitude" qui faisait de moi une personne tout aussi bien... (d'ailleurs il vient juste de se raser totalement, difficile pour ce jeune homme mais je le trouve unique, magnifique et avant même d'avoir eu connaissance de votre association, ce soir là ,je lui ai longtemps caressé son joli crane comme je le faisais enfant...

Pendant cette période chimio, j'ai mis très peu la perruque et dans mon quartier tout le monde avait pris l'habitude de me voir ainsi... Je riais avec mon plus jeune fils en sortant de la piscine lui disant "arrête tu me décoiffes"...

J'ai caressé ma tête avec beaucoup de plaisir le soir et parfois ce geste me reviens... mais avec les cheveux ce n'est pas pareil...


J'en profite pour vous raconter quelque chose : le jour où mes cheveux sont tombés en mèches énormes j'ai demandé à une amie de mon fils de me raser totalement... j'ai pleuré un peu... mais deux jours après, une rencontre pour un grand maître Bouddhiste se déroulait prés de chez moi... faisant de la méditation régulièrement je décidais d'y passer deux jours...

En arrivant, il n'y avait plus de place sous la tente, je cherche et c'est alors qu'une moine bouddhiste me tend une chaise parmi son groupe... toutes rasées... et là j'ai réalisé que rien ne la différenciait de moi et moi d'elles.

Pas une seule personne pendant ces deux jours ne m'a assimilé à une malade du cancer... J'étais juste une moine bouddhiste et j'ai assumé totalement cette état à "tête découvert"


Merci au hasard, merci à cette dame... et même merci à la maladie qui m'a permis de trouver mon centre insoupçonné (...)"


Christine


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